La première étape du projet Budgie a été de mettre en place tout un ensemble d'outils nécessaires aux développements futurs. Comme le projet était tout nouveau, il fallait prendre un certain nombre de décisions quant à la façon d'aborder le problème auquel nous faisions face.
D'abord déterminer le modèle d'hélicoptère que nous allions étudier, puis réfléchir aux besoins du projet. D'un côté, il nous fallait créer un banc de test pour étudier les rotations afin de les maitriser, et de l'autre un simulateur de vol afin de tester et de vérifier nos expériences. Afin de coupler ces deux parties, il était nécessaire de mettre en place un dialogue entre l'ordinateur et les différents capteurs du banc de test.
Nous avons aussi commencé à réfléchir sur la conception d'une électronique embarquée qui assurerait l'autonomie de vol. Le principe paraissait, à priori, simple : identifier un (ou plusieurs) modèle(s) comportemental(aux) de vol en couplant le simulateur avec le banc de test et un programme de filtrage adaptatif (type Kalman). Le(s) modèle(s) devait(ent) alors être chargé(s) dans l'électronique embarquée qui s'assurait de stabiliser le vol de l'hélicoptère. Voilà pour la théorie simpliste.
Le but fixé par notre responsable de projet visait à savoir contrôler et stabiliser les rotations pour la fin de l'année. Mais devant un tel projet, nous voulions nous surpasser et atteindre une sorte de "vol assisté" qui consistait à rendre pilotable notre hélicoptère par le premier quidam passant devant notre salle de projet.
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